À Moncton, le jeudi 28 octobre 2021, à l’âge de 76 ans, est décédé Raymond Guy LeBlanc. Né à Saint-Anselme, il était le fils de feu Aula et de feu Marie (Dupuis) LeBlanc.
Heureux et fier d’être devenu père de famille à l’âge de 50 ans, il aimait jouer de la musique et accompagner d’autres artistes du monde musical. Il aimait aller au cinéma pour ensuite jaser d’esthétique avec son fils unique qu’il adorait. Pour sa femme, il a été un partenaire idéal dans la vie comme dans l’art, et cela tout au long des 40 dernières années. Raymond n’était pas un homme compliqué, il se satisfaisait d’un rien et créait au quotidien. Il ne cherchait pas la célébrité et n’était pas compétitif. Il savait surtout sourire à la vie et méditer devant les petites choses de la vie, qu’il s’agisse d’une feuille qui tombe ou d’un oiseau qui passe. Il en communiquait son ressenti sous forme d’écriture. En tout temps, il avait sur lui un petit calepin et un stylo. Il ne sortait jamais sans ces outils précieux à l’écrivain qu’il était. Beaucoup de personnes étudiantes lui ont témoigné apprécier grandement ses méthodes d’enseignement. Il avait le don naturel d’être capable d’amener les autres à découvrir et à développer leur propre potentiel créateur.
Respecté et reconnu par ses pairs pour avoir contribué de sa poésie au développement culturel de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, il laisse un héritage artistique fait de poèmes publiés à la fois dans des revues spécialisées et dans des livres. Il en a écrit plusieurs depuis 1972, et le livre «Cri de terre» en est un exemple. Chaque poème qu’il a composé nous présente l’homme qu’il était lorsqu’il écrivait ces poèmes. En lisant tous ses livres les uns à la suite des autres, on voit sa vie se dérouler devant nos yeux comme un film biographique. Une vie bien remplie.
Il a été récipiendaire de plusieurs prix, dont le prix Pascal-Poirier en 1988 pour l’excellence dans les arts littéraires en français. Citoyen responsable et engagé, il avait à cœur, entre autres, la liberté de pensée et la justice sociale. Homme sensible, il aimait écrire, lire, marcher, jouer du piano, bien manger et vivre joyeusement chaque journée. Cela a été un privilège de l’avoir connu, et nous aurions beaucoup aimé le garder avec nous encore plus longtemps. Notre petite famille formait un trio fait de poésie, de musique et d’arts visuels, sa présence va nous manquer infiniment. On avait du plaisir à créer ensemble tous les trois, comme l’a démontré le spectacle intégrant musique et poésie qu’il a donné en duo avec son fils, Olivier, à l’église de Barachois. Raymond a écrit ceci récemment: «Je suis né à la fin de la guerre/ Et j’ai entendu mon père/ Jouer de la guitare»; «Digne fils de parents acadiens/À qui on a légué l’amour de notre langage/ J’espère contribuer par ma poésie/Cet héritage». C’est fait, Raymond. Par ton art littéraire, tu as su toucher nos cœurs. Le tien a cessé de battre subitement et tu nous as quittés, mais tu as eu la sagesse de nous laisser en souvenir tes créations poétiques, tes mots doux, ta douceur infinie et cette si belle rêverie que celle du poète que tu as été pendant 76 ans.
Raymond Guy LeBlanc va manquer grandement à son épouse, Lise Robichaud; à son fils, Olivier Robichaud-LeBlanc (Meagan Boucher); à sa sœur, Simonne (Bill McCarthy); à son frère, Yvon (Francine D’Amour), ainsis qu’à ses beaux-frères et belles-sœurs du côté des Robichaud: Gabriel (Louisa Chiasson), Robert (Francine Bujold) et Linda (Roger Cormier). Il laisse aussi dans le deuil trois neveux et deux nièces; son très grand ami, le philosophe Roger Savoie (Chantale Demers), de même que tous les gens qui l’ont aimé.
L’ont précédé dans la tombe ses parents: Aula et Marie LeBlanc; trois petits frères décédés en bas âge; sa sœur, Berthe Bakmar (Danemark) , ainsi que ses neveux: Yves et Claude Cormier.
Une célébration de la vie de Raymond Guy LeBlanc aura lieu au Centre funéraire et de crémation Frenette, 88, rue Cheurch, à Moncton (858-1900), le dimanche 7 novembre, de 14h à 16h, avec un partage de souvenirs à 15h. En raison des nouveaux règlements, le couvre-visage est obligatoire, et la preuve du vaccin et une pièce d’identité du gouvernement sont requises pour entrer au centre funéraire. L’inhumation se fera au cimetière Notre-Dame-du-Calvaire de Dieppe.
À la mémoire de Raymond Guy, un don à la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC du N.-B serait apprécié.
Vos messages de condoléances et dons peuvent être transmis par l’entremise de notre site Web (www.salonfrenette.com).


Résumé


Date de décès : 28 novembre, 2021

Salon funéraire : Maison funéraire Frenette de Moncton

Lieu de visite : au Centre funéraire et de crémation Frenette, 88, rue Cheurch, à Moncton (858-1900)

Date(s) de visite :

7 novembre, 2021 14:00 - 16:00

Région : Autre

Municipalié : Saint-Anselme